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En bref : vous ne gagnerez jamais une guerre des prix, il y aura toujours plus récent et moins cher. La sortie n'est pas de vous aligner, mais de changer de terrain : vendre le revenu net que vous générez (pas votre commission), montrer qu'un prix bas est un signal de risque, prouver votre valeur, et cibler les propriétaires qui cherchent des résultats plutôt qu'une remise.
Le piège de la guerre des commissions
Chaque semaine, une nouvelle conciergerie ouvre. Pour percer vite, elle casse les prix : « moi je prends 12 %, eux ils prennent 20 % ». Et vous voilà à passer pour cher aux yeux des propriétaires qui ne regardent que ce chiffre.
Le réflexe naturel, vous aligner, est le pire que vous puissiez avoir. C'est une course vers le fond : il y aura toujours un concurrent plus récent, plus désespéré, prêt à descendre encore plus bas. En baissant votre commission, vous rognez votre marge, vous ne pouvez plus délivrer un service de qualité, vous perdez des mandats, et vous baissez encore. La spirale de la mort.
La vérité : on ne gagne pas une guerre des prix, on la refuse. Voici comment.
1. Ne jouez jamais sur leur terrain
Le prix est le seul terrain où le nouveau, sans réputation ni résultats, peut vous concurrencer. C'est précisément pour ça qu'il vous y attire.
Refusez le combat. Si toute la conversation tourne autour du pourcentage de commission, vous avez déjà perdu : vous êtes devenu un produit interchangeable qu'on compare sur une seule ligne. Votre travail : sortir de cette comparaison et ramener la discussion sur ce qui compte vraiment pour le propriétaire.
2. Vendez le revenu net, pas votre commission
C'est le reframe qui change tout. Le propriétaire fixe la mauvaise variable : le pourcentage. Ce qui compte, ce n'est pas ce qu'il vous paie, c'est ce qu'il lui reste.
Prenez un exemple concret (chiffres indicatifs) :
- Conciergerie « chère » : 22 % de commission, mais grâce à une meilleure tarification, un meilleur taux d'occupation et de meilleurs avis, elle génère 30 000 € de revenus. Il reste au propriétaire ≈ 23 400 €.
- Conciergerie « pas chère » : 15 % de commission, mais moins d'occupation et un pricing moins fin : elle ne génère que 24 000 €. Il reste au propriétaire ≈ 20 400 €.
La « chère » laisse 3 000 € de plus au propriétaire, malgré une commission plus élevée. Voilà votre argument : « Ne comparez pas ma commission, comparez ce qui vous restera à la fin de l'année. »
C'est aussi pour cela qu'une tarification dynamique bien réglée est votre meilleur argument commercial : elle est la preuve chiffrée que votre commission se rembourse d'elle-même.
3. Montrez qu'un prix bas est un signal de risque
Retournez leur argument. Une commission cassée n'est pas une bonne affaire : c'est une question. Comment fait le concurrent pour délivrer un vrai service à ce prix-là ?
La réponse, la plupart du temps : il ne le fait pas.
- Il rogne sur le ménage (le premier motif d'avis négatif).
- Il n'a pas d'équipe locale réactive ni de tech.
- Il gère trop de biens à la fois et bâcle la relation.
- Il a un turnover élevé et peut disparaître dans six mois.
Formulez-le simplement : « Le vrai coût d'une conciergerie pas chère, ce n'est pas la commission, c'est tout ce qu'elle ne fait pas. » À prix cassé, c'est le propriétaire qui devient le testeur qui essuie les plâtres.
4. Rendez votre valeur tangible
Un propriétaire paie sans hésiter quand il voit ce qu'il achète. Sortez votre valeur de l'abstrait.
- Chiffrez vos résultats : taux d'occupation, revenus générés, comparatif avec une location longue durée, notes voyageurs.
- Détaillez ce qu'inclut votre commission : pricing dynamique, communication 24/7, ménage contrôlé, maintenance, conformité réglementaire, reporting. Le concurrent low-cost n'a pas la moitié de cette liste.
- Mettez en avant l'invisible : les fêtes évitées, les avis négatifs désamorcés, les tracas que vous absorbez.
Quand la valeur est visible, la commission ne se discute plus.
5. Ciblez les bons propriétaires (et laissez les autres)
Tous les propriétaires ne se valent pas. Celui qui vous choisit pour deux points de commission est souvent le pire client : exigeant, peu fidèle, peu rentable, et il vous quittera pour deux points de moins dès qu'un autre les proposera.
Laissez ces propriétaires aux concurrents low-cost : ils leur coûteront cher. Vous, concentrez-vous sur ceux qui cherchent la tranquillité d'esprit, la performance et un partenaire de confiance. Un bon positionnement attire les bons clients et repousse les chasseurs de remise : c'est une force, pas une perte. Et si certains sont déjà dans votre portefeuille, voici comment vous en séparer proprement.
6. Assumez votre prix avec assurance
La façon dont vous défendez votre prix compte autant que le prix lui-même. Si vous hésitez, si vous vous excusez, si vous proposez une remise à la moindre objection, vous signalez vous-même que vous ne les valez pas.
Face à « vous êtes plus cher », ne vous justifiez pas platement : répondez avec assurance. « Oui, je ne suis pas le moins cher. Je suis celui qui vous rapporte le plus et vous enlève le plus de soucis. Voici les chiffres. » Un prix assumé et argumenté inspire plus confiance qu'un rabais consenti dans la panique.
Les erreurs à éviter
- Vous aligner sur les prix cassés : vous entrez dans une course que vous ne pouvez pas gagner.
- Vous justifier en vous excusant : ça valide l'idée que vous êtes trop cher.
- Dénigrer frontalement les concurrents : laissez les faits (résultats, avis) parler à votre place.
- Accepter la comparaison sur le seul pourcentage : ramenez toujours au revenu net et à la valeur.
- Brader pour signer à tout prix : vous attirez les mauvais clients et vous détruisez votre capacité à délivrer.
Sortez de la comparaison en arrivant le premier
La guerre des prix se déclenche surtout quand le propriétaire compare plusieurs conciergeries en même temps. Mais si vous êtes le premier à le contacter, avant même qu'il ait commencé à magasiner, c'est vous qui posez le cadre de la discussion sur la valeur et les résultats, pas sur le pourcentage. Il n'y a alors aucune guerre des prix à mener.
C'est exactement ce que permet la prospection proactive : Medusly automatise votre veille sur Le Bon Coin et contacte chaque nouveau loueur de votre zone dès qu'il se lance, avec un message personnalisé, avant vos concurrents low-cost. Arriver le premier, c'est vendre sur la valeur ; arriver après, c'est se battre sur le prix.
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Essayer gratuitementQuestions fréquentes
Comment justifier une commission plus élevée que la concurrence ? En déplaçant la comparaison du pourcentage vers le revenu net : montrez, chiffres à l'appui, que vous laissez davantage au propriétaire grâce à une meilleure occupation, un meilleur pricing et de meilleurs avis.
Faut-il baisser sa commission face à des concurrents moins chers ? Non. Vous aligner déclenche une course vers le fond que vous ne pouvez pas gagner et détruit votre capacité à délivrer. Mieux vaut prouver votre valeur et cibler les propriétaires qui la reconnaissent.
Comment répondre à un propriétaire qui me trouve trop cher ? Avec assurance, sans vous excuser : « Je ne suis pas le moins cher, je suis celui qui vous rapporte le plus et vous enlève le plus de soucis », suivi de chiffres concrets.
Une conciergerie pas chère est-elle vraiment une bonne affaire ? Souvent non : un prix cassé se paie ailleurs (ménage bâclé, service minimal, turnover, disparition). Le vrai coût d'une conciergerie pas chère, c'est tout ce qu'elle ne fait pas.
Comment éviter la guerre des prix ? En vous positionnant clairement, en vendant la valeur plutôt que la commission, en ciblant les bons propriétaires, et en arrivant le premier devant eux pour cadrer la discussion avant qu'elle ne devienne une comparaison de prix.
En résumé
La guerre des commissions est un piège : vous y engager, c'est déjà avoir perdu. Ne jouez jamais sur le terrain du prix. Vendez le revenu net plutôt que votre commission, montrez qu'un tarif cassé cache un service au rabais, rendez votre valeur tangible, ciblez les propriétaires qui cherchent des résultats, et assumez votre prix avec assurance. Et pour ne même pas avoir à livrer cette bataille : arrivez le premier devant le propriétaire, et cadrez la discussion sur la valeur. Le moins cher gagne les mauvais clients. Vous, vous gardez les bons.
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